L'aide alimentaire européenne

Quelle avenir pour l'aide alimentaire européenne ?

 



Le Plan Européen d’Aide Alimentaire aux plus Démunis (PEAD) joue les prolongations jusqu’à la fin 2013. Il sera remplacé par le FEAD (Fonds Européens d’Aide aux plus Démunis) pour la période 2014/2020. Les chefs d’Etats européens n’ont pas modifié le budget où la ligne FEAD est de 2,5 milliards d’euros, soit un milliard d’euros de moins que ce qui était nécessaire
On note que ce fonds ne comporte pas que des denrées alimentaires; il y a aussi des aides à l’habillement, au logement. 21 pays de l’Union européenne avaient accès au PEAD; cette fois-ci ils seront au nombre de 28 à bénéficier du FEAD. Tant mieux ! Mais les parts du gâteau seront plus petites...
On estime que si le projet est adopté en l’état, les approvisionnements alimentaires aux européens les plus démunis se réduiront de moins de 30%. En d’autres termes, pour ce qui concerne la Banque Alimentaire du Finistère, l'approvisionnement passerait de 500 tonnes annuels à moins de 200 tonnes.
A ceci s’ajoute une difficulté supplémentaire, compte tenu de la réglementation, chaque Banque Alimentaire devrait faire une avance de trésorerie pour être remboursée quelques mois plus tard... On ne voit pas quelle association concernée est suffisamment riche pour entrer dans un tel processus financier !
Quelle sera l’attitude des parlementaires européens, réunis à la fin de ce mois, face à ce projet de budget ? C’est eux qui auront le pouvoir décisionnel.


La Banque alimentaire du Finistère a fait des propositions d'amendements aux élus
Yves Tirilly, le président de la Banque Alimentaire du Finistère, a suggéré quelques amendements, qui permettraient de compenser les pertes éventuelles de tonnages. Pourquoi ne pas supprimer l’interdiction de transformer les produits de retrait en cas de surplus pour les légumes et les fruits ?
On rappellera que Mme Chantal Guittet, députée du Finistère, est rapporteuse du FEAD à l’Assemblée nationale. Quant à Mme Agnès Le Brun,  députée européenne et maire de Morlaix, elle a pris bonnes notes des avis des associations concernées par le FEAD.
Nul doute, qu’à leur niveau, avec leurs collègues parlementaires, elles sauront faire entendre, dans leurs hémicycles respectifs, "la voix des sans voix", au nombre de 18 millions dans l’Union européenne.
Ce "feuilleton" doit se terminer par une note d’espérance !