Histoire

La Banque Alimentaire du Finistère a été créée en 1991 à Quimper par Jean Larzul, conserveur en retraite.
De gauche à droite : Jean-Hernot, Jean Larzul et Jérôme Le Naour, trois "pionniers" de la première équipe qui a fondé La Banque Alimentaire du Finistère. Ils ne manquent pas de participer aux événements qui marquent la vie de notre association, comme ici à l'inauguration de nos nouveaux locaux de la rue Pierre-Mendès-France. C'était, pour eux, le troisième "déménagement" des locaux !

Par la suite, une antenne a été créée à Brest pour améliorer la distribution sur la zone du Nord-Finistère par le Dr Ronan Taburet et Yves Moalic.
A Quimper, la ville a mis à disposition un local pour la Banque Alimentaire.
Après 23 ans d'activité, la Banque Alimentaire du Finistère est en partenariat avec 115 CCAS et environ 30 associations caritatives.
 
Liste des présidents :
- Jean Larzul (1991/2003)
- Claude Bourgeois (2003/2008)
- Pierre Salou (2008/2011)
- Yves Tirilly, président en exercice depuis 2011.

LA  SAGA DE  LA BANQUE ALIMENTAIRE DU FINISTERE  
« L’idée de créer une Banque Alimentaire à Quimper est le fruit d’une longue maturation. Elle a été portée d’abord par un groupe d’amis de Pont-l’Abbé que je ne connaissais pas; ils avaient eu l’intuition de ce qu’il fallait faire... ».
C’est ce que dit, d’entrée de jeu, Jean Larzul, quand il évoque le lancement de la Banque Alimentaire du Finistère, au début des années 90.
Une idée née en Pays bigouden
« Le pharmacien Michel Riot avait créé un groupe informel qui venait en aide au plan local aux plus démunis. Il allait dans les grandes surfaces  récupérer des fruits et les portaient ensuite chez des particuliers; il faisait  même des confitures. Ces bénévoles ont entendu parler de la Fédération Française des Banques Alimentaires. Une visite fut organisée à Vannes à la Banque Alimentaire; là nos Bigoudens sont restés comme sidérés... Ce n’était pas leur charisme ni leur tasse de thé; ces gens généreux se situaient plutôt dans l’accompagnement social des plus démunis. Et l’idée de créer une Banque Alimentaire est restée en veilleuse. ».
Au début des années 90, Jean Larzul, conserveur à Plonéour-Lanvern, arrive en retraite. En 1984, il avait eu connaissance de l’existence des Banques Alimentaires par hasard. L’hiver avait été rigoureux. Les associations caritatives  commençaient  à  parler des « nouveaux pauvres ». La Chambre d’Agriculture avait passé commande à plusieurs entreprises - dont  celle de Jean Larzul - de plats cuisinés à leur intention. La facture avait été payée par la Fédération Française des Banques Alimentaires. A son arrivée à la retraite, le conserveur s’en est souvenu et il s’est tourné vers la FFBA qui lui a adressé toute une documentation sur les
 fonctions d’une Banque Alimentaire. L’envoi de cette information s’accompagnait d’un mot disant, en substance, qu’un groupe de Finistériens s’étaient déjà intéressés à la question. C’est ainsi que le Bigouden de Plonéour-Lanvern a pu faire la connaissance du groupe de Pont-l'Abbé autour de Michel Riot.
Plusieurs réunions publiques eurent lieu, dont celle de la MPT de Kerfeunteun, qui vit la création du premier conseil d’administration.
Le premier conseil d’administration
Personnes physiques :
Argenton Philippe, colonel en retraite (vice-président), Ronan Taburet, médecin
gynécologue à Brest (vice-président), José Goaran, inspecteur de police en retraite (secrétaire), Albert Cossec, expert-comptable (trésorier), Guilloux Christine (secrétaire adjointe), Chikh Eliane (trésorière adjointe), qui constituaient le bureau du départ avec Jean Larzul, le président.
Outre les précédents, Philippe Chaumet, cadre d’Air France, Jean Hernot, cadre du Crédit Agricole, Yves- Marie Le Glouannec, directeur de conserverie, Michel Riot, pharmacien.
Associations : la Croix-Rouge Française, Emmaüs, Saint-Vincent de Paul, l’Epicerie du Cœur de Concarneau, et la Mutualité française.
Il ne restait plus qu’à déposer les statuts en préfecture, ce qui fut fait le 17 septembre 1991, date de l’assemblée constitutive. La Banque Alimentaire du Finistère ne commença à fonctionner qu’en février mars 1992, quand la Croix-Rouge française, membre fondateur, lui confia  la gestion de son stock alimentaire. En 1992, il fut distribué 341,3 tonnes. En 1994 : 397 tonnes.
Pierre Salou et Claude Bourgeois, nos deux derniers président de la BA29.

Des professionnels de l’agro-alimentaire
« Je me suis entouré de professionnels de haut niveau, connaissant chacun leurs domaines; je voulais des
gens carrés, accrocheurs et réalisateurs. J’ai eu le plaisir de voir arriver René Merceur, directeur adjoint à Concurrence et les Prix (ministère des Finances); Yves-Marie Le Glouannec, directeur de conserverie; Bernard Fournier, négociant à Plougastel. »
« La Banque Alimentaire s’est d’abord installée au Petit-Guélen, dans un bâtiment prêté gratuitement par  la ville. Quand il fallut déménager à Kernévez, le maire de Quimper, Bernard Poignant, et Mme Geneviève Garros, adjointe aux Affaires sociales, s’engagèrent à faire payer le loyer par la ville, ce qu’elle a fait jusqu’ici. Nous leur devons beaucoup. »
Il n’y a jamais eu de difficultés à recruter des bénévoles ; ils viennent par une sorte de capillarité,  plusieurs du Crédit Agricole, d’EDF, etc... 
L’antenne de Brest
A peine la Banque Alimentaire de Quimper était sur ses rails que Jean Larzul se préoccupa de lancer une antenne à Brest. Il trouva un médecin gynécologue, le Dr Ronan Taburet, pour  créer une équipe  autour d'Yves Moalic, qui sut trouver les financements des équipements lourds que sont les chambres froides (positive et négative); et animer une équipe de bénévoles. La Banque Alimentaire leur doit beaucoup. Le local fut d’abord une maison de retraite, puis un ancien dépôt à Poul-ar-Bachet, puis l’actuel entrepôt  de la rue Bourdon, à Kergaradec, en Guipavas.
L’ancien  chef d’entreprise bigouden se mit en quête de financement. En lisant le journal il vit dans un compte rendu de conseil municipal qu’il avait été voté une contribution par habitant pour une société qui s’occupait de chiens et de chats abandonnés. Les plus démunis de nos concitoyens ne valaient-ils pas davantage ? La Banque alimentaire du Finistère envoya donc une demande de subvention de quelques centimes par habitant, en contrepartie de denrées alimentaires fournies pour les CCAS. Le Conseil général fut également sollicité.
Une  relative déception attendait la BA à son démarrage. Les premiers contacts avec les grandes associations caritatives se sont soldées par des accueils courtois et sympathiques,  qui en étaient restés là... D’où l’obligation de se tourner vers les CCAS, plutôt satisfaits de cet allié inattendu. Avec le temps, la situation a heureusement évolué et la BA travaille maintenant avec une trentaine d’associations et bien sûr les CCAS, qui sont restés fidèles.
ECHOS D’UNE GRANDE AVENTURE
- Le rapport annuel : au démarrage, Charles Aumont, ancien directeur des Chambres de commerce de Rennes et de Rochefort-sur-Mer, adjoint-maire de Clohars-Carnoet, assura le secrétariat avec Pierre Daniel. On leur doit le "Rapport annuel" dans sa trame actuelle.
- Le grand conseil : Les réunions du troisième jeudi du mois, autre « institution » de l’association, ont commencé dés le début, ils étaient 7 ou 8 bénévoles  à vouloir faire le point sur la marche de la BA.
- BA 29 : Philippe Chaumet fut chargé de réaliser le bulletin BA 29.
- La collecte : la première collecte de fin novembre eut lieu en 1992, avec le concours des grandes surfaces quimpéroises ; elle fut organisée par M. Argenton ; elle rapporta six tonnes de marchandises.
- Le Panier de la mer :  il s’installa dans le lycée maritime de Léchiagat. Cet atelier de filetage travaille le poisson de retrait, le surgèle et l’expédie ensuite dans le réseau des Banques Alimentaires et du Secours Populaire; le travail est accompli par des stagiaires rémunérés par l’Etat; ils apprennent le métier de poissonnier, un secteur demandeur de personnel.
- Les Jardins de Kerambourg : il y avait donc un Panier de la mer, pourquoi pas un Panier de la terre ? Et c’est ainsi que naquirent  les Jardins de Kerambourg, à Loctudy, dans une petite ferme de la Fondation de France
Le Panier de la mer et le Jardin de Kerambourg, que la Banque Alimentaire du Finistère avait contribué à mettre sur pied, ont pris leur autonomie et réussi, pour la première entité, à essaimer sur le littoral  national.
Ses filets de poissons surgelés sont distribués dans plusieurs Banques Alimentaires et dans les autres réseaux humanitaires et caritatifs d’aide alimentaire.
VERS  L’ACCOMPAGNEMENT SOCIAL (2001-2008)
Jean Larzul éprouva le besoin de prendre du recul, après dix ans de bataille à mettre sur les rails les structures de la BA à Quimper et à Brest. Un jour de l’an 2000, Jean Larzul a appelé Claude Bourgeois qu’il avait connu comme directeur de l’Adria, et lui a demandé d’entrer à la BA pour prendre sa suite, ce qui fut fait en 2001; Le CA et l’AG de mai-juin ont désigné Claude Bourgeois comme président; la passation s’est déroulée en septembre suivant, le jour d’un CA en présence de Pierre Maille, président du Conseil général du Finistère.
« J’ai hérité d’une entreprise qui marchait déjà bien, explique Claude Bourgeois. J’ai cherché  à valoriser les relations avec nos interlocuteurs que sont les CCAS et les associations bénéficiaires  de nos distributions.
Dès 2002 les réunions se firent plus structurées avec des infos sur les questions d’hygiène et de sécurité, sur leurs besoins et sur les problèmes qu’ils rencontraient dans leurs tâches de dépanner les personnes accueillies. Marcel Cornic, qui dirigeait des services de la préfecture durant sa vie active, facilita les réunions par secteur, prenant des rendez-vous avec les maires et en réservant les salles.  L’accent  fut mis sur des thèmes comme  la nutrition équilibrée, avec le concours du CODES de Quimper qui eut beaucoup de succès avec ses séances de diététique, une dizaine au total en un an. Les problèmes nutritionnels abordés sont une excellente entrée en matière pour la remise à niveau des personnes accueillies. En fait, comme à l’échelon national, l’on s’orientait vers  un élargissement des rôles de la Banque Alimentaire : l’aide alimentaire devient un levier de l’accompagnement social. C’est d’ailleurs le leit-motiv du président national Pierre de Poret. Dans le même temps, des stages d’apprentissage à l’écoute des personnes accueillies sont proposés par la FFBA aux CCAS et aux associations partenaires; ils recueillent beaucoup de succès. Les CCAS et les associations cherchent à dépasser le stade de la distribution de colis alimentaires L’accueil s’organise dans des locaux dignes de ce nom et non plus, comme parfois, dans des garages. Il y eut le congrès de la FFBA à La Mutualité, à Paris.
En ce qui concerne le matériel, la philosophie qui dominait jusque là était la suivante : accepter les véhicules d’occasion gratuitement, idem pour les frigos. Pour un démarrage cela se comprend, mais quand on passe à la vitesse supérieure, cela peut être un handicap. Il fallut donc procéder à leur renouvellement. Finalement, ce ne fut pas trop difficile d’investir dans du neuf. Il en fut de même pour la chambre froide négative de Quimper, au moment où le surgelé devenait un apport déterminant.
Une structure régionale, l’ASBO
Le réseau des Banques Alimentaires se mit à l’heure de la régionalisation, notamment  à l’initiative de Jean Voisard, le dynamique et regretté  président de la Banque Alimentaire de  Nantes. Ce ne fut pas du goût de tout le monde. Qu’est ce que venait faire cette structure nouvelle ? Elle bousculait des relations établies avec des fournisseurs. Ce fut finalement l’ASBO, dont le rôle est de réguler les flux entre Banques Alimentaires et de faire le dispatching, notamment en ce qui concerne les produits laitiers en excédent.
Finalement, elle est entrée elle aussi dans le paysage breton et fut la première structure de ce type, qui fut étendue ensuite par la Fédération sur la France sous le sigle OTR (Organisation Territoriale Régionale). 
Claude Bourgeois participa à un groupe de travail à la Fédération chargé d’élaborer la convention avec les associations et les CCAS. il y passa beaucoup de temps en déplacement mais avec la satisfaction de voir retenu dans le texte final plusieurs de ses propositions. 
Le bulletin "BA 29" eut une parution plus régulière et trouva son rythme de croisière. On vit aussi la Banque alimentaire participer en tant que telle à des manifestations comme le Forum des Solidarités à Penvillers et au Carrefour des Communes du Finistère organisé par l’Association des maires du Finistère au Quartz, à Brest.
Le recrutement permit un renouvellement des équipes d’une manière régulière  avec les arrivées de Jean-Marie Nédélec, Léon Chevrier, Pierre Salou, Alain Bargain, Yves Tirilly,  Claude Lecornu, et tant d’autres, que nous aurions voulu citer.
Les Epiceries sociales
Si on essaie de résumer ces années, on peut dire que la logistique qui est notre cœur de métier s’est accompagné d’une orientation pour accompagner nos partenaires dans l’accueil des plus démunis. Il ne faut plus se limiter à faire de la distribution de colis alimentaire, aussi utile que soit ce geste. Geste qui est avant tout une occasion d’amener les gens à résoudre leurs difficultés une par une (surendettement, maladies, éducation des enfants, loisirs, etc...), de manière à ce qu’ils se prennent en charge eux-mêmes. La formule de l’Epicerie sociale permets cette approche, et ce en intégrant les recommandations du Plan national Nutrition Santé (« La Santé vient en mangeant ») et celles de la convention « Alimentation et insertion ». La Banque Alimentaire du Finistère se réjouira à chaque fois que des CCAS se  transforment  en Epiceries Sociales. Le département en possède désormais plusieurs : Quimper, Quimperlé, Landerneau et bientôt Morlaix. Plusieurs agglomérations envisagent d’adopter cette formule.
« Pierre Salou avait fait ses preuves au service de la prospection des entreprises à la suite de Yves Marie Le Glouannec, augmentant d’une manière significative les approvisionnements de la Banque Alimentaire. J’ai pensé que ses  compétences et sa rigueur le désignaient pour me succéder. Son premier exercice a confirmé ces intuitions... », dira en conclusion  Claude Bourgeois. On soulignera le rôle discret et efficace de  Michelle Bourgeois, son épouse, qui exerça le métier de comptable pendant sa vie active. Il lui fut confié le rôle de trésorier de l’association.
La troisième génération
Depuis le début 2008 Pierre Salou a pris le relais de Claude Bourgeois à la présidence de la Banque Alimentaire du Finistère. Jeune retraité de la Banque de France, dont il a été le directeur à Quimper, il a pris en main l’organisation avec méthode, assurant la cohésion et en sachant fixer des objectifs.
Deux années de suite, en 2008 et 2009, la Banque Alimentaire a participé à l’opération « Fraich’Attitude » organisée à l’initiative de la ville de Quimper. Aux stages à l’écoute des personnes accueillies, s’ajoute cette année l’accent mis sur l’hygiène et la sécurité alimentaire, à l’intention des partenaires : CCAS et associations. Une nouvelle série de stages a déjà bien démarré.
18 ans déjà et trois générations d’intervenants, la BA n’a pas fini de faire jouer ses potentialités. Elle est basée sur des équipes d’hommes er de femmes qui veulent donner un contenu à la notion de solidarité.
Démarrage en 1984
Trois Banques Alimentaires, Arcueil, Angers, Rouen, se créent cette année-là sur le modèle des Food Banks américaines, dans un contexte de montée des pauvretés. Bernard Dandrel, un jeune banquier, mets en route celle d’Arcueil ; il deviendra en 1986 président de la Fédération Française des Banques Alimentaires (FFBA). Celles-ci vont se multiplier au nombre de 79.
PEAD et PNNA
Sous ce sigle, le Programme Européen d’Aide aux plus Démunis, Jacques Delors, alors Président de la Commission Européenne, décide d’attribuer les surplus agricoles aux plus démunis. Il n’y aura bientôt plus d’excédents. il est alors établi de les transformer en une ligne budgétaire de la Commission, chaque année.
Une répartition se fait entre la FFBA, le Secours Populaire, les Restos du Cœur et l’ANDES.  
L’Etat, de son côté, abonde ces apports par le PNNA (Plan National Nutrition Santé). Celui-ci et le PEAD constituent le socle des ressources des BA.
Les tonnages distribués
Depuis 1991 jusqu’à 2008 la BA du Finistère a distribué dans le département 14.684 tonnes de denrées alimentaires. On estime que chaque personne aidée a reçu en moyenne, en 2008,  167 kilos de produits alimentaires pour une valeur de 521 euros.
Les sources d’approvisionnement
L’an dernier les produits distribués avaient pour origine :
L’Union Européenne : 31% en provenance du Programme Européen d’Aide aux plus Démunis (PEAD);
L’Etat : 10% dont le PNNA (Plan National d’Aide Alimentaire);
La collecte de fin novembre : 20%;
Les entreprises du Finistère : 36%;
ASBO : 3% en provenance des autres Banques alimentaires.
Les stages de formation
La BA du Finistère organise de plus en plus de stages de formation en direction des partenaires que sont les CCAS et les associations caritatives et humanitaires. Il y a eu des cours de diététique, puis l’apprentissage à l’écoute des personnes accueillies et cette année les notions d’hygiène et de sécurité alimentaire. Pourquoi pas, à l’avenir, des cours de cuisine quand la BA disposera en propre d’une cuisinette mobile ?
DLC et DLUO
Ce sont deux sigles magiques, deux réflexes que tout bénévole de la BA apprends à lire sur les produits alimentaires distribués. La DLC, ou Date Limite de Consommation, est impérative sur les produits frais (laitages, etc, steaks hachés surgelés). Une fois que cette date est dépassée il faut les jeter. La DLUO, ou Date Limite d’Utilisation Optimale, concerne les conserves et les autres produits surgelés.
Les « métiers » de la BA
Les bénévoles sont recrutés surtout sur leur compétences professionnelles. Plusieurs métiers concourent au fonctionnement : chauffeurs, caristes, spécialistes du froid, informaticiens, hygiène et sécurité alimentaire, comptable, prospecteurs, chargés  de communication, logisticiens, etc. Et puis il est demandé de partager l’objectif de venir en aide, collectivement, au plus défavorisés.
La collecte de fin novembre dans les grandes surfaces
C’est la grande affaire de l’année ! Un responsable en a la charge. La collecte représente plus de 20 % des approvisionnements; elle demande de mettre en route, sur deux jours, quelques 2.000 bénévoles dans plus de 200 grandes surfaces alimentaires  de ce département. Une campagne d’information, dans les jours précédents, fait appel auprès du public aux dons alimentaires.
Cet historique s’arrête en 2009.


Claude Bourgeois : le 2e président de la BA29

 

Claude Bourgeois, le 2e président de la Banque Alimentaire du Finistère, de 2003 à 2008.

C’est des mains du 1er président, Jean Larzul, que Claude Bourgeois accepte de prendre le « témoin » en 2003. Jeune retraité, professeur d’Institut universitaire de technologie (IUT), il avait démontré toutes ces capacités au sein de l’Adria (Association pour le développement de la recherche appliquée aux industries agroalimentaires), créée en 1971 à l’initiative de quelques industriels, du Conseil général du Finistère et de l’IUT de Quimper. Claude devient le directeur de ce laboratoire dont une des missions était de contribuer à la promotion de l’industrie agroalimentaire bretonne, à la recherche, etc. Il était donc tout naturel qu’un chercheur, mais également un meneur d’équipes multidisciplinaires, accepte de prendre le « relais » d’un… conserveur.

Des hommes, des équipiers

Claude a trouvé à la Banque Alimentaire du Finistère, à Quimper, une équipe aguerrie : Pierre Daniel, Charles Aumont, Yves-Marie Le Gloannec, Jean Hernot, Jean Dorval, Yves Lajus, Louis et Jean Le Boédec, Jean Nicot, Philippe Chaumet, André Berhault, André Péron, Jean-René Patérour, Maurice Le  Guen, Jérôme Le Naour, Jean Le Coz, Clément Bargain, Jean Moreau, Louis Chappé.

Il ne faut pas oublier le rôle essentiel que Michelle Bourgeois a tenu durant le mandat de son mari. En effet, pendant six ans, en tant que secrétaire adjointe (« bénévole »), sous le contrôle de Jean Hernot, le trésorier, elle a assuré toute la trésorerie et la comptabilité, depuis la rédaction et la signature des chèques, jusqu’à la présentation des comptes de la BA aux commissaires aux comptes.

A Brest : Yves Moalic, Marie-Thérèse Menez, Louis Le Lay, Henri Strullou.

Sont venus se joindre à eux : Bernard Bredin, Marcel Cornic, Paul Férec, Bernard Fournier, Claudine Lamandé, Claude Lecornu, Jean-Marie Nédélec, Pierre Salou et Yves Tirilly. A Brest, Claude Legueut.

Organisation et gestion

Sous sa présidence, la BA29 a mis en place la PCS : la Participation contractuelle de solidarité ; une participation active au groupe de travail constitué autour du 2e président de la FFBA, Pierre de Poret, pour élaborer la Convention de partenariat avec les associations et les CCAS. Sans oublier le développement de la gestion informatique, avec l’aide de Jean-Marie Nédélec et Jean-René Patérour.

Soutien aux partenaires

Mise en place des réunions de secteur ; développement des efforts visant à assurer l’hygiène des manipulations de produits (formations à l’hygiène) ; initiation de la préoccupation nutritionnelle : ne pas contenter de « nourrir », le faire en s’efforçant d’améliorer l’équilibre alimentaire des personnes accompagnées. Enfin, le développement des efforts visant à aider nos partenaires à « restaurer » les personnes par l’organisation des formations « A l’écoute ».

Les équipements

Achats de deux fourgons réfrigérés neufs ; de deux chariots-élévateurs ; construction d’une nouvelle chambre froide (en 2007), inaugurée lors de la passation de pouvoir à Pierre Salou.

Une anecdote…

« Les relations étonnantes d’Yves Lajus et de Lili Le Boëdec. Ils travaillaient ensemble à préparer et effectuer les distributions : ils étaient souvent en train de s’engueuler, mais se refusaient de faire quoi que ce soit l’un sans l’autre… ».

En 2008, Pierre Salou prendra la suite de Claude Bourgeois.